Women’s Rights, Secularism, and the Colonial Legacy

Marieme Helie Lucas

Abstract


La laïcité est une condition nécessaire, sinon suffisante, à l’exercice des droits
humains fondamentaux des femmes. Elle est également une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie, selon laquelle les lois sont votées par le peuple et amendables de part la volonté du peuple, et non figées pour toujours selon des décrets supposés divins interprétés par des humains le plus
souvent réactionnaires. La politique communautariste d’une partie de l’Europe se fonde sur une re-definition de la laïcité (en tant que séparation des religions et du pouvoir politique), en la remplaçant par celle d’égale tolérance des gouvernements vis à vis de toutes les religions. Ce système qui privilégie les droits des communautés aux dépens de ceux des citoyens supposés y appartenir
(et souvent enjoints de le faire) soutient de fait les fondamentalistes qui oeuvrent contre la démocracie, pour l’instauration de théocracies. Certes, la laïcité à elle seule ne peut garantir les droits des femmes, mais elle est essentielle pour que le fondamentalisme religieux cesse d’empiéter sur leurs droits en particulier et sur la démocratie en général.

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